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120 Zhuang Zi — Nei Pian — Chapitre 1
Les Tablettes Intérieures

ZHUANG ZI — 莊子

LES TABLETTES INTÉRIEURES — 内篇


Premier chapitre
LIBRE ESSOR
卷一上 第一 逍遙遊

<— Préface Sommaire Chapitre 2. —>

 

1.1

1.1.1

Dans les abysses du Nord était un poisson appelé le poisson des poissons. Combien de milliers de lieues mesurait-il, nul ne le sait. Il mua et devint un oiseau qui prit pour nom l’oiseau des oiseaux. Combien de milliers de lieues mesurait son dos, nul ne le sait. Après avoir rassemblé ses forces, il s’envola et ses ailes étaient pareilles aux nuages lorsqu’ils s’étendent jusqu’aux limites du ciel. Ce fut quand la mer se mit à grossir que l’oiseau émigra vers les abysses du Sud. Les abysses du Sud ne sont autres que le réservoir céleste.

1.1.2

Le recueil de Pure Harmonie est un ouvrage étrange. Il y est dit : « Quand l’oiseau des oiseaux se dirigea vers les abysses du Sud, l’eau se mit à bouillonner et à écumer sur trois mille lieues. Il frappait des ailes les courants ascendants et circulaires qui s’élevaient jusqu’à quatre-vingt-dix mille lieues d’altitude ; ainsi allait-il chevauchant la respiration de la sixième lune. »

1.1.3

Ce vent emportait ensemble les nuées semblables aux chevaux sauvages, les tourbillons de poussière et les souffles mêlés de tout ce que la vie comportait d’êtres. « Du ciel l’azur est-il la couleur par excellence ? Ses lointains n’ont-ils pas de frontières, se demandait-il ? » Alors il regarda en bas et ne vit aucune différence.

1.1.4

Si l’eau n’a pas un volume suffisant, elle se révélera incapable de porter une barque de quelque importance. Si l’on verse l’eau d’une tasse dans un trou creusé dans une plate-forme, un brin d’herbe y flottera tel un navire. Si lui est substituée la tasse, celle-ci adhérera au fond, car de peu de profondeur sera l’eau et considérable l’embarcation. De même, si le vent ne possède pas une masse suffisante, il n’aura pas la force de soutenir de vastes ailes. C’est pourquoi l’oiseau des oiseaux monta jusqu’à quatre-vingt-dix mille lieues d’altitude pour mettre le vent sous lui. Appuyé sur le vent, le dos contre le ciel azuré, sans plus jamais rencontrer d’obstacles, il était désormais tout au songe du Sud.

1.1.5

Une cigale et une toute jeune tourterelle rirent de lui, disant : « Nous concentrons toute notre énergie à prendre notre essor pour aller donner contre un orme ou un santal, et nous arrêtons là. Parfois nous n’y parvenons pas, alors nous heurtons le sol, voilà tout ! À quoi bon se diriger vers le Sud à quatre-vingt-dix mille lieues d’altitude ? Qui est parti pour les verts bocages des alentours et a emporté de quoi manger trois repas, s’en revient le jour même le ventre toujours plein. Qui se propose d’aller à cent lieues, doit en vue de l’étape de nuit décortiquer et piler le grain. Qui prévoit de se rendre à mille lieues doit en rassembler pour trois lunaisons. »

En quoi s’y connaissent ces deux vermisseaux ?

1.1.6

Petit savoir n’égale pas grand savoir, ni petit âge grand âge. Comment le savoir ?

La mouche éphémère ignore tout de l’intervalle de temps compris entre le soir et le matin ; la cigale des frimas n’a aucune connaissance des lunes qui se succèdent du printemps à l’automne. Voilà ce que signifie petit âge.

1.1.7

Le royaume de Chu sur ses confins méridionaux recèle une tortue mystérieuse. Pour elle, cinq cents années sont un printemps, cinq cents années un automne. Dans la haute antiquité il y avait un cèdre pour lequel huit mille ans figuraient un printemps, huit mille ans un automne. Voilà ce que signifie grand âge.

Et Peng Zu, spécialement à cause de sa longévité, est aujourd’hui familier à tout le monde. N’y a-t-il pas là de quoi gémir ? Identiques à cela étaient les propos de Tang lorsqu’il questionnait Ji. Il lui demanda si le haut et le bas, les quatre orients possédaient des limites. Ji lui répondit : Au-delà de l’illimité est encore l’illimité. Dans le Nord où l’herbe ne pousse plus se tient la mer obscure. C’est le réservoir céleste. Là existait un poisson dont la longueur nous reste inconnue. On l’appelait le poisson des poissons. Existait aussi un oiseau qui reçut le nom d’oiseau des oiseaux. Ressemblait à la Montagne Suprême son dos ; aux nuages quand ils touchent les bords du ciel ses ailes. De celles-ci il frappa les courants ascendants et enroulés comme la corne du bélier, monta jusqu’à quatre-vingt-dix mille lieues d’altitude, surpassa la masse des nuages, s’adossa au ciel azuré. Alors songeant au Sud, il s’en fut vers les abysses méridionaux.

Une caille s’esclaffa, disant : « Celui-là, qu’a-t-il donc pour aimer aller ainsi ? Procédant par bonds pour m’élever, je ne dépasse jamais la hauteur de quelques toises puis redescends en décrivant des cercles parmi les vergerettes et les armoises. Mon vol se cantonne à cela. Celui-là, qu’a-t-il donc pour aimer aller ainsi ? » Telle se montre la différence entre la petitesse et la grandeur.

1.1.8

Ainsi, il en est qui savent exercer la charge de fonctionnaire, agir en conformité avec l’ensemble d’une circonscription, dès lors, leur vertu étant celle d’un prince, obtenir la confiance d’un royaume. Ne voyant que soi, ils peuvent être comparés à la caille, à la toute jeune tourterelle et à la cigale. Song Rong Zi qui se moquait bien d’eux, quand on le louait, n’en tirait aucune vanité ; quand on le blâmait, ne ressentait aucun abattement. C’est qu’il avait opéré la distinction entre ce qui est fondamental et ce qui est superflu ; c’est qu’il avait discerné la ligne qui sépare la gloire de l’ignominie. Mais c’est tout ! Bien que son siècle lui fût devenu indifférent, il ne fit rien croître. Et Lie Zi qui se servait du vent comme d’un char pour voyager, qui excellait à voltiger dans les airs, cela quinze jours durant avant de s’en retourner, que ne tourmentait nullement la recherche de la prospérité, bien qu’il se passât de marcher, dut toutefois encore s’appuyer sur quelque présence.

Or, celui qui prend pour véhicule le principe du ciel et de la terre, qui conduit la métamorphose des six souffles, qui vague librement dans l’infini, répugne à trouver un appui. C’est pourquoi il a été proféré : « Le parfait est absent à lui-même, l’être d’émanation sans œuvre aucun, le sage sans nom. »

 

1.2

1.2.1

Yao souhaitait céder à Xu You l’étendue sous le ciel. Il lui dit : Quand le soleil ou la lune apparaissent et que les flambeaux continuent de brûler, il n’est pas difficile de comparer leur lumière respective ! Quand la pluie saisonnière a commencé, si l’on continue d’arroser, c’est là fatigue inutile ! Si vous acceptez le trône, l’étendue sous le ciel sera canalisée. Moi, pareil au représentant du défunt, je vois en moi bien des brèches. Aussi je vous prie d’accepter l’étendue sous le ciel.

— Mais vous l’avez canalisée, lui répondit Xu You ! Déjà elle est endiguée ! Vous remplacer laisserait supposer de ma part la recherche du nom. Qui possède un nom est l’hôte des richesses. Quoi ? je serais cet hôte ! Dans la forêt profonde, au nid du troglodyte une branche suffit ; la taupe qui se désaltère à la rivière ne boit que ce que son ventre peut contenir. Je m’efface devant votre majesté, je ne puis en rien servir à l’étendue sous le ciel ! Le cuisinier, s’il n’a le pouvoir de diriger les cuisines, ce n’est tout de même pas l’invocateur du défunt qui le remplacera, lui qui a exclusivement en charge vases à vin et tables à offrandes.

1.2.2

Jian Wu qui interrogeait Lian Shu lui dit : J’ai écouté Jie Yu parler ; ce n’était qu’une phrase immense, démesurée, elle partait pour ne plus revenir. J’étais effaré, on aurait dit le fleuve céleste ; elle était comme lui, sans limites. Aussi mettant trop de distance entre le sentier et l’entrée de la cour, elle ne touchait nullement à ce qui préoccupe les hommes.

— Que disaient ses propos, lui demanda Lian Shu ?

— Voici. « Dans les montagnes reculées de Gu Ye habitent des êtres d’émanation. Leur peau, c’est de la glace et de la neige, et ils ont la délicatesse et la légèreté des vierges. Ils s’abstiennent de manger les cinq céréales, ils absorbent le vent, ils boivent la rosée. Ils utilisent comme char les nuages et les souffles, conduisent les dragons volants, vaguent librement au-delà des quatre mers. Concentrer leur influx épargne aux êtres et aux choses maladies et épidémies, porte à maturité les récoltes. » J’ai trouvé que c’était là folie, je n’y ai absolument pas cru.

— Évidemment ! commenta Lian Shu. L’aveugle ne dispose d’aucun organe pour admirer lignes et ornements, le sourd pas davantage pour entendre cloches et tambours. Chez certains, cécité et surdité ne s’arrêtent pas à la forme et à l’ossature, mais gagnent la connaissance. Cette remarque vous est destinée. Un tel homme, sa vertu se répandrait à l’infini pour s’unir aux êtres et aux choses. Et le siècle n’appelle que le désordre ! Comment accepterait-il devant tant de corruption, tant d’abus, de s’occuper de l’étendue sous le ciel ! Les êtres tels que lui, rien ne les meurtrit. Qu’un déluge en vienne à effleurer le ciel, ils ne se noieront pas ; qu’une sécheresse extrême liquéfie métaux et pierres, calcine terres et montagnes, ils ne brûleront pas. C’est avec leurs pelures, leurs rognures, leurs peaux mortes que Yao et Shun ont été moulés ou façonnés. Comment consentiraient-ils à se déranger et venir s’intéresser aux êtres et aux choses !

1.2.3

Quelqu’un originaire de Song qui vendait des coiffes Yin se rendit en Yue. Les habitants de ce royaume se rasant le crâne et se tatouant des pieds à la tête, ces coiffes ne purent donc leur être d’aucun usage.

1.2.4

Quand Yao eut achevé de canaliser l’étendue profuse sous le ciel, d’instaurer la paix à l’intérieur des mers, il partit pour les montagnes reculées de Gu Ye afin de rencontrer les quatre nouveaux-nés. Sur la rive pentue et ensoleillée de la rivière Fen son œil atteignit le vide ; étrangère lui devint l’étendue sous le ciel.

 

1.3

1.3.1

Hui Zi confia à Zhuang Zi : Wei Wang m’a remis des graines de grand calebassier. Je les ai semées, et elles ont donné des fruits d’un volume équivalent à cinquante boisseaux. J’ai songé à me servir de ces fruits en les remplissant d’eau de riz, mais leur solidité n’aurait pas été suffisante pour un tel contenu. Aussi je les ai fendus en deux pour les utiliser comme bassines, mais il en est résulté que ces calebasses ne purent plus rien contenir. Comme en dehors de leur grande capacité, elles ne m’étaient d’aucune utilité, je les ai brisées en mille morceaux.

— Maître, répondit Zhuang Zi, vous vous révélez bien ignorant et bien sot à l’égard de ce qui est utile et de ce qui est grand ! Au royaume de Song il y avait un homme qui possédait une médecine. Celle-ci excellait à effacer gerçures et crevasses qui font ressembler les mains à des tortues. Car cet homme, comme ses ancêtres de génération en génération, battait dans l’eau pour la rendre blanche la bourre de soie. Quelqu’un vint lui rendre visite. Il avait entendu parler de cette médecine. Il lui proposa de la lui acheter cent taels d’or. L’homme réunit le clan afin de discuter de la question. Finalement il dit : « Depuis des générations nous battons dans l’eau pour la rendre blanche la bourre de soie et n’avons guère amassé que quelques taels d’or. Aujourd’hui en une seule matinée nous avons la possibilité d’en gagner cent rien qu’en vendant le procédé ; je vous en prie, cédons-le lui. »

Après l’avoir obtenu, le visiteur alla l’offrir à Wu Wang. Comme le royaume de Yue était devenu plus que menaçant, Wu Wang plaça le visiteur à la tête de son armée. En plein hiver il livra contre les hommes de Yue une bataille navale qui entraîna la défaite totale de ces derniers. Wu Wang détacha une terre et la lui conféra comme fief.

Ainsi, ce pouvoir de faire disparaître des mains gerçures et crevasses, cette chose unique, a permis à l’un d’obtenir un fief, mais n’a pu éviter aux autres de continuer à battre dans l’eau la bourre de soie. Telle se montre la différence d’utilité.

Et vous qui aviez des calebasses d’une contenance de cinquante boisseaux, que ne les avez-vous liées ensemble pour vous en faire des flotteurs ; ainsi vous vous promèneriez sur fleuves et lacs ! Dès lors, seriez-vous affligé de leur manque de contenance ? Maître, votre cœur semble un terrain de prédilection pour la vergerette !

1.3.2

Hui Zi déclara à Zhuang Zi : Je possède un grand arbre que les gens appellent ailante. Son fût énorme n’est que nœuds et protubérances ; de ce fait, on ne peut le tirer au cordeau et à l’encre. Ses moindres branches sont si courbes et torses que vainement on les mesurerait avec le compas et l’équerre. Pas un seul charpentier, venant à passer sur le chemin où il se dresse, ne tourne la tête vers lui. Ainsi, vos paroles qui ne sont pas sans grandeur se révèlent inutiles. Tout le monde d’un commun accord s’en détourne.

— Seriez-vous le seul, répliqua Zhuang Zi, à n’avoir jamais observé le chat ou le putois ? Ils aplatissent leur corps ; cachés, guettent tout ce qui flâne. Ils procèdent par bonds d’est en ouest sans se soucier des dangers qui peuvent surgir en haut et en bas, et tombent au milieu des chausse-trapes ou périssent dans les filets. Quant au Yak, que ses dimensions font comparer aux nuages qui vont jusqu’aux limites du ciel, il détient le pouvoir d’agir grandement, quoiqu’il soit incapable d’attraper un rat.

Aujourd’hui vous êtes en possession d’un grand arbre dont l’inutilité vous désole. Que ne l’avez-vous planté là où il n’est nulle présence, lieu aussi vaste que désert. Le promeneur oisif allant de son côté aurait pu s’étendre, libre de toute contrainte, sous sa ramure. Lui qui n’est pas tombé prématurément sous les coups de la hache, lui que les êtres et les choses ont épargné, lui, le manque d’utilité même, comment contraindrait-il à la détresse ?

<— Préface Sommaire Chapitre 2. —>

 


REMARQUES SUR CERTAINS ÊTRES ET CERTAINES CHOSES CONFORMÉMENT À LEUR ORDRE D’APPARITION DANS LES TABLETTES INTÉRIEURES

Le mouvement de la Voie est retour, son efficace régression. Au cœur de la récollection la plus profonde surgissent avant de rejoindre l’absence êtres et choses. Les dépouiller de leur nom, voilà l’œuvre du sage afin que leur énergie libérée s’unisse au souffle du vide.

C’est cheminer dans la contrée intime que lire les Tablettes intérieures. Les présentes remarques n’ont pas d’autre objet que de faciliter la marche du promeneur.

 

Peng Zu. Il vécut pendant sept cents ou huit cents ans. Ainsi il connut les dynasties Xia, Yin et Zhou.

Tang. Fondateur de la dynastie Yin (1765-1122 A.C.) en renversant Jie, dernier souverain des Xia (2207-1766 A.C.).

Ji. Sage que consultait Tang. Dans le Livre sur la vérité du vide il apparaît sous le nom de Xia Ge.

Song Rong Zi. Le Xun Zi, recueil attribué à Xun Kuang (3e siècle A.C.), l’appelle Song Ping et Meng Zi (372-289 A.C.) Song Jing. On pense qu’il vécut entre les années 400 et 320 A.C. Il disait notamment : « Établissez l’égalité entre supérieurs et inférieurs, et vous chasserez du cœur de l’homme le ressentiment. Subir des outrages sans se sentir insulté évite au peuple les querelles. S’interdire d’attaquer met fin aux armes. »

« Bien que son siècle lui fût devenu indifférent, il ne fit rien croître », affirment les Tablettes intérieures. « Croître » traduit le terme shu qui signifie aussi arbre. Il ne réussit donc point à susciter en lui la pousse nouvelle. La Voie lui resta fermée.

Lie Zi. De son vrai nom Lie Yu Kou. Il vécut durant la période des Printemps et des Automnes (722-481 A.C.). Est-il une invention de l’auteur des Tablettes intérieures ? Toujours est-il qu’on attribue à son pinceau un ensemble d’écrits sur la Voie, ensemble qui fut intitulé en 732 P.C. par décret impérial Chong xu zhen jing ou Livre sur la vérité du vide.

Yao. L’un des cinq souverains de la haute antiquité (2357-2258). Arrière-arrière-petit-fils de Huang Di (2697-2599). Yao est un nom posthume. Il s’appelait Tao Tang et Fang Xun. SiMa Qian révèle que Fang Xun signifie : qui sait imiter la gloire de ses ancêtres. Quant à Yao, le nom veut dire : soutenir le bien et répandre la sagesse. De l’avis de ses contemporains, avis rapporté par l’historien des Han, Yao « de près était pareil au soleil qui réchauffe tout de son ardeur bienfaisante, de loin comme les nuées qui couvrent le ciel et répandent une pluie fertilisante. »

Xu You. Ermite qui vivait caché dans la montagne du Van. La montagne du Van se trouve aujourd’hui au Henan. SiMa Qian, quand il en effectua l’ascension, y découvrit le tumulus funéraire de Xu You.

Jian Wu et Lian Shu. On ne sait rien d’eux sinon qu’ils désiraient être des adeptes de la Voie.

Jie Yu. Ermite de la principauté de Chu. Il est le contemporain de Maître Kong. Ne voulant devenir fonctionnaire, il simulait la folie. Pour assurer sa subsistance, il labourait.

Shun. Ministre puis successeur de Yao. Il commença par refuser la souveraineté, mais comme les gens allaient à lui, il finit par accepter d’être fils du ciel. Son nom personnel est You Yu. Il régna cinquante ans (2257-2207 A.C.). Il était originaire de Ji, pays de l’Extrême Nord ; ji signifiant également espérer.

Gu Ye. La tradition rapporte que c’est une île montagneuse située là où le fleuve est vaste comme la mer. La montagne principale de l’île possède neuf grottes.

Les quatre sages qui y séjournent sont Wang Ni, Nie Que, Bei Yi et Xu You. Ils reçoivent le surnom de nouveaux-nés car ils ont atteint la Voie. Il est peu vraisemblable que Yao les ait rencontrés là, la lumière l’ayant aveuglé sur la rive de la rivière Fen à peu de distance de son palais. Il y a jeu de mots. En effet la rivière Fen signifie aussi l’eau qui sépare. La Fen traverse la province actuelle du Shanxi où d’ailleurs Yao avait fondé sa capitale.

Hui Zi. Originaire de Song, son nom de clan est Hui, son nom personnel Shi. Il fut ministre du souverain Wei (Wei Wang) de Liang. Zhuang Zhou dont il avait l’amitié aimait à s’entretenir avec lui. Hui Zi pensait qu’il était impossible de se prononcer sur rien, tout être et toute chose obéissant à la mutation perpétuelle. Il fut ainsi conduit à prétendre que le soleil quand il se trouve au méridien se couche déjà ; tout être, toute chose qui naît est en train de mourir. Rien n’est qui ne contienne son contraire, aussi on ne peut porter de jugement absolu. C’est pourquoi, disait-il, le ciel et la terre sont pareillement bas, la montagne et le lac semblablement plats. On verra par la suite que Zhuang Zhou reprochera à Hui Shi de perdre ses forces en vaines pensées sur le dur et le blanc. Le dur et le blanc rapportés à la pierre, la question remua les esprits durant la période des Royaumes combattants (5e-3e Siècles A.C.). GongSun Long, contemporain de Zhuang Zi et Hui Shi, avançait que l’on pouvait séparer dans la pierre le dur et le blanc tandis que Hui Shi niait toute possibilité à l’opération.



happy   dans   ZhuangZi    Mardi 17 Mai 2005, 22:30

 



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