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78 Krishnamurti — Se libérer du connu 1-c
Se libérer du connu

Jiddu Krishnamurti (1895-1986)

Se libérer du connu

(Stock / Le Livre de Poche)
(« Freedom From The Known »,
traduit de l’anglais par Carlo Suarès).

<— Se libérer du connu : 1-b

1-c

Je me demande comment vous réagissez à une telle question. Peut-être pensez-vous que vous ne voulez pas changer. C’est le cas de beaucoup de personnes, surtout de celles qui se sentent en sécurité socialement et économiquement ; ou de celles qui sont fermement établies dans leurs croyances dogmatiques et qui, volontiers, s’acceptent telles qu’elles sont et acceptent le monde tel qu’il est (ou tel qu’il serait si on le modifiait quelque peu). Ce n’est pas à ces personnes-là que nous nous adressons. Vous pourriez aussi penser, d’une façon plus subtile, que l’entreprise est trop difficile, qu’elle n’est pas pour vous. Dans ce cas vous vous seriez bloqués, vous auriez cessé de vous interroger et il serait inutile de prolonger notre entretien. Vous pourriez encore me dire : « Je vois la nécessité d’un changement fondamental en moi, mais comment dois-je m’y prendre ? Veuillez me montrer la voie, aidez-moi à atteindre ce but. » Dans ce cas, ce ne serait pas le changement qui vous intéresserait, ce ne serait pas une révolution totale : vous ne seriez qu’en quête d’une méthode, d’un système en vue de provoquer ce changement.

Si j’étais assez sot pour vous donner un système et si vous étiez assez sots pour l’adopter, vous ne feriez que copier, imiter, vous conformer, accepter, et en fin de compte ériger en vous-mêmes une autorité, laquelle provoquerait un conflit entre elle et vous. Vous éprouveriez la nécessité de faire ce que l’on vous a dit, tout en vous sentant incapables de le faire. Vos inclinations, vos tendances, vos besoins seraient en conflit avec le système que vous croiriez devoir suivre et vous seriez dans un état de contradiction. Vous mèneriez ainsi une double vie entre l’idéologie du système et la réalité de votre existence quotidienne. En essayant de vous conformer à l’idéologie, vous vous oblitéreriez vous-mêmes tandis que ce qu’il y a de vrai n’est pas l’idéologie : la vérité est ce que vous êtes. Si l’on essaie de s’étudier selon autrui, on demeure indéfiniment une personne « de seconde main ».

L’homme qui dit : « Je veux changer, dites-moi comment m’y prendre » peut paraître très profondément sincère et sérieux, mais il ne l’est pas. Il est à la recherche d’une autorité, dans l’espoir qu’elle mettrait de l’ordre dans sa vie. Mais son ordre intérieur pourrait-il jamais être instauré par une autorité ? Un ordre imposé du dehors provoque presque toujours un désordre.

Tout cela peut être vu intellectuellement. Mais pouvez-vous le vivre en vérité, de telle sorte que votre esprit cesse de projeter toute autorité, celle d’un livre, d’un maître, d’un conjoint, d’un parent, d’un ami, de la société ? Parce que nous avons toujours fonctionné dans le cadre de formules, celles-ci sont devenues notre idéal et notre autorité. Mais aussitôt que nous voyons que la question « comment puis-je changer ? » engendre une nouvelle autorité, nous en avons fini avec l’autorité, une fois pour toutes.

Reprenons clairement la question : je vois la nécessité de changer complètement, depuis les racines de mon être ; je ne peux pas être tributaire d’une tradition parce que les traditions ont engendré cette colossale paresse que sont l’acceptation et l’obéissance ; je ne peux absolument compter sur personne ni sur rien, sur aucun maître, aucun Dieu, aucune croyance, aucun système, aucune pression ou influence extérieures... Que se produit-il alors ?

Et d’abord, peut-on rejeter toute autorité ? Si on le peut, c’est que l’on n’a plus peur. Et alors qu’arrive-t-il ? Lorqu’on rejette une erreur dont on a porté le fardeau pendant des générations, qu’est-ce qui a lieu ?... N’arrive-t-il pas que l’on est animé d’un surcroît d’énergie ? On se sent davantage capable d’agir, on a plus d’élan, plus d’intensité, plus de vitalité. Si ce n’est pas cela que vous ressentez, c’est que vous n’avez pas rejeté le fardeau, c’est que vous ne vous êtes pas débarrassés du poids mort de l’autorité.

Mais lorsqu’on s’en est débarrassé et que l’on possède cette énergie en laquelle ne subsiste aucune peur, aucune crainte de se tromper, de ne pas savoir choisir entre le bien et le mal, cette énergie n’est-elle pas, alors, la mutation ? Une immense énergie nous est nécessaire, et nous la dissipons dans la peur ; mais lorsque cette vitalité survient du fait que nous avons rejeté la peur sous toutes ses formes, c’est elle-même, cette énergie, qui provoque en nous une révolution radicale : nous n’avons pas à intervenir du tout.

Ainsi l’on reste seul avec soi-même et cet état est effectivement celui de l’homme qui considère ces questions avec beaucoup de sérieux : ne comptant sur l’aide de personne ni de rien, il est libre de s’en aller vers des découvertes. La liberté est inséparable de l’énergie et celle-ci, étant libre, ne peut jamais rien faire qui soit erroné. La liberté diffère totalement de la révolte. La question de « faire bien » ou de « faire mal » ne se pose pas dans la liberté. Étant libre, on agit à partir de ce centre, on est donc sans peur. Un esprit dégagé de toute peur est capable de beaucoup aimer, et l’amour peut agir à son gré.

Ce que nous entreprendrons maintenant, c’est la connaissance de nous-mêmes, non pas cette connaissance selon moi ou selon tel analyste ou tel philosophe, car chercher à se connaître selon quelqu’un c’est recueillir des informations en ce qui le concerne, lui, et pas nous. Or ce que nous voulons apprendre, c’est ce que nous sommes nous-mêmes.

Ayant bien compris que nous ne pouvons compter sur aucune autorité pour provoquer une révolution totale dans la structure de notre psyché, nous éprouvons une difficulté infiniment plus grande à rejeter notre propre autorité intérieure : celle qui résulte de nos petites expériences particulières, ainsi que de l’accumulation de nos opinions, de nos connaissances, de nos idées et idéaux. Hier, une expérience vécue nous a appris quelque chose et ce qu’elle nous a appris devient une nouvelle autorité. Cette autorité née de la veille est aussi destructrice que celle que consacrent dix siècles d’existence. Pour nous comprendre, nous n’avons besoin ni d’une autorité millénaire ni de celle d’hier, car nous sommes des êtres vivants, toujours en mouvement selon le flot de l’existence, jamais au repos. Si l’on s’examine du point de vue qu’impose l’autorité d’un passé mort, on manque de comprendre ce mouvement vivant, ainsi que la beauté et la qualité de ce mouvement.

Être libre de toute autorité, de la nôtre et de celle d’autrui, c’est mourir à tout ce qui est de la veille, de sorte qu’on a l’esprit toujours frais, toujours jeune, innocent, plein de vigueur et de passion. Ce n’est qu’en cet état que l’on apprend et que l’on observe. Et, à cet effet, il faut être conscient avec acuité de ce qui a lieu en nous-mêmes, sans vouloir le rectifier ni lui dire ce qu’il devrait être ou ne pas être, car dès que nous intervenons, nous établissons une autre autorité : un censeur.

Nous allons donc, maintenant, nous explorer nous-mêmes, tous ensemble. Ne considérez pas qu’ici s’exprime une personne qui explique tandis que vous lisez, étant d’accord ou non au fur et à mesure que vous suivez des mots sur la page. Ce que nous allons entreprendre c’est une expédition ensemble, un voyage de découverte dans les recoins les plus secrets de notre conscience. Et pour une telle aventure, on doit partir léger, on ne peut pas s’encombrer d’opinions, de préjugés, de conclusions : de tout ce vieux mobilier que nous avons collectionné pendant deux mille ans et plus. Oubliez tout ce que vous savez à votre propre sujet ; oubliez tout ce que vous avez pensé de vous-mêmes ; nous allons partir comme si nous ne savions rien.

Hier il a plu lourdement et maintenant les cieux commencent à s’éclaircir : nous voici au seuil d’une journée toute neuve. Abordons-la comme si elle était la seule journée. Mettons-nous en route tous ensemble en laissant derrière nous les souvenirs des jours passés et commençons à nous comprendre, pour la première fois.

Fin du premier chapitre


happy   dans   Anthropos    Samedi 20 Novembre 2004, 18:04

 


 


d ’ é c h o   e n   é c h o s

 

ImpasseSud
ImpasseSud
23-11-04
à 16:09

1  

J'ai voulu attendre avant de commenter cette troisième partie, pensant que quelqu'un viendrait donner un avis enthousiaste, conforme plus ou moins à ce que je suppose que tu penses vu que tu as tenu à recopier ce texte.
Je ne sais pas si je vais réussir à te décrire l'impression de malaise que j'éprouve quand je lis ce genre de livre. Tout y est on ne peut plus simple, tout coule de source... et on se dit : "mais c'est vrai, il a raison.... Là est le secret du bonheur…". Mais si on prend le temps d'y regarder à deux fois, avec un peu de recul, on prend conscience qu'il s'agit des réflexions d'un gourou, donc d'un Oriental qui vit seul, ou seul au sein d'une communauté qui fait tout pour le suivre, mais que tout cela est difficilement adaptable à un Occidental avec famille et travail où le principe de base est, avant tout, de faire fonctionner, prospérer et rendre heureux un noyau familial.
Donc, quand un Occidental tombe amoureux de ce genre de théorie, il n’a que deux choix. Ou il plaque tout et s’en va en Inde vivre selon ces principes (c’est ce qu’a fini par faire Tiziano Terzani durant les dernières années de sa vie alors qu’il avait un cancer inguérissable), soit il faut qu’il soit assez intelligent pour faire la part de ce qu’il est possible d’intégrer dans sa vie d’Occidental.

Malheureusement, la plupart du temps, les Occidentaux ne reçoivent ce genre de message que comme une autorisation à ne plus penser qu’à soi-même et, afin de se faire plaisir, ils balancent par-dessus bord tout ce qui est contraignant, sans plus tenir compte de l’entourage qui, jusque là, a été le leur, allant même jusqu’à ignorer les besoins et les sentiments de cet entourage. Et le résultat est souvent désastreux.
Personnellement, j’ai été le témoin de deux histoires de ce genre : ascétisme fini par de l’anorexie grave d’un côté, famille d’un couple d’amis qui a éclaté de l’autre. Dans les deux cas, il y avait certainement un mal-être quelque part, mais qui n’a pas ses périodes de mal-
être, ou plutôt qui d’entre nous a une vie parfaite ?

Personnellement je suis très attachée à tous mes livres qui m’ont suivi dans tous mes déménagements, mais récemment, alors que j’essayais de pousser les murs pour leur faire de la place, j’en ai jeté un. C’était la première fois que ça m’arrivait et c’était le livre de Jacques Salomé « Si je m’écoutais, je m’entendrais », qui justement, probablement sous une influence orientale professe plus ou moins la même chose. Il m’avait été offert il y a bien des années par mon amie anorexique qui, heureusement, est redescendue sur la terre à temps. Et c’est le même livre qui était à l’origine de l’éclatement de la famille dont j’ai parlé plus haut.  

Dans notre Occident désespéré, ces livres apparaissent comme des recettes-miracle, et ils remportent un succès d’une certaine ampleur, mais pour ma part, je m’en méfie car je pense que la réalisation de soi n’est ni Occidentale ni Orientale, elle est personnelle, et, une méthode (et celle que Jiddi Krishnamurti en est une bien qu'il veuille nous faire croire le contraire) ne m’inspire du respect que dans la mesure où elle ne piétine personne.

Cette fois-ci, c'est moi qui envahis ton joueb, mais j'espère que tu voudras me pardonner cette longue tirade :-)


Happy
Happy
24-11-04
à 21:37

2  Pour ImpasseSud

Je te remercie pour ton commentaire. Je vais tenter de te répondre point par point.

Mon intention en copiant ce texte. Je n’ai pas recopié ce texte dans l’attente de réponses enthousiastes, mais seulement dans l’attente de réponses. En général, je publie un texte dont je ne suis pas l’auteur comme un point d’interrogation : est-ce que ce texte qui présente de l’intérêt pour moi en présente aussi pour quelqu’un d’autre, est-ce qu’il évoque des goûts, des intérêts ou des problématiques personnelles chez le lecteur ? J’attends un écho, pour le moins des impressions, au mieux un débat.

De sa simplicité. Je n’ai pas eu le sentiment en lisant ce texte que ce qu’il proposait était simple. Bien des choses que dit l’auteur ont résonné en moi comme des vérités, parfois même comme des vérités décisives, mais moi aussi j’en ai éprouvé une sorte de malaise : c’était et c’est encore un malaise dû à l’intensité de l’engagement dans une démarche intérieure, mais aussi de l'attention et de la prudence qu’il me semble demander.

Le gourou. Contrairement à ce que tu crois, Krishnamurti n’est pas un gourou. Au début de sa carrière, quand il a été « découvert » par des Occidentaux, on a voulu l’enfermer dans ce rôle, et il l’a joué (l’un de ses premiers livres s’intitule « Aux pieds du maître »). Mais un jour, il a décidé de dissoudre la structure qui s’était établie autour de lui, convaincu que les gens qui l’entouraient ne cherchaient qu’une autorité nouvelle, quelqu’un qui leur donne des réponses, et non pas quelqu’un qui les aide à faire leur propre chemin, s’ils en ont la demande, et à le débroussailler avec eux. C’est l’un de ses thèmes récurrents que celui de l’autorité : on érige en autorité aussi bien les dires ou les écrits de telle ou telle personne, que l’expérience qu’on a soi-même vécue hier, notre passé étant notre propre autorité.

Les effets sur le lecteur. Tous les écrits de ce type peuvent susciter des résultats désastreux chez le lecteur, mais je suis sûr qu’ils ne tombent pas par hasard dans les mains de ceux qui les lisent. Je pense même que si le thème de ce genre de livres ne trouve pas d’écho chez la personne qui le lit, cette personne le refermera dès la première page et l’oubliera bien vite.
Un livre de ce type ne parle qu’à celui qui est demandeur, qui cherche à comprendre ce que c’est que ce monde dans lequel il vit, qui cherche les raisons de son mal-être. Que des personnes, à sa lecture, se tournent vers l’ascétisme, avec tous ses dangers, ou en profitent pour donner libre cours à leur égoïsme le plus effréné, cela ne vient pas du livre lui-même.
Que penses-tu à ce propos de ces exemples tirés de la Bible, des Évangiles (version Segond révisée), et qui me semblent éloquents de ce point de vue :

« Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et la belle-mère, et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. Celui qui aime père ou mère plus que moi n’est pas digne de moi, etc. » (Matthieu, 10.34-37).
« Si ton oeil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi... Si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi... » (Matthieu, 5.29-30)
« Quiconque en effet voudra sauver sa vie la perdra, mais quiconque perdra sa vie à cause de moi la trouvera. » (Matthieu, 16.25)
Et je ne parle pas de la vie dissolue du roi David, ni de l’Écclésiaste...

Réalisation de soi et culture. Comme tu le dis justement - je veux dire que j'en suis convaincu -, la réalisation de soi ne dépend pas d’une culture plutôt que d’une autre, elle est personnelle : c’est ce que ne cesse de dire Krishnamurti. Elle ne dépend pas d’un lieu ni d’une personne, elle ne dépend de rien qui soit autre que soi. Le succès remporté par un livre ne veut pas dire qu’il a été compris, ni même véritablement lu. Si je prends la patience de le lire ligne à ligne, c’est que je considère qu’il ne s’agit pas d’un roman que je remettrai en rayon une fois lu, mais parce que je le prends a priori au sérieux - je fais toujours confiance au départ à l’auteur, mais je ne m’aveugle pas, et si je rencontre des contradictions, je les mets de côté pour y revenir une fois la lecture achevée, et si je ne puis les résoudre, je laisse le doute planer ; mais en aucun cas je n’en fais un bréviaire.
Je le lis ligne à ligne en prenant le temps d'observer, même sans les approfondir, les effets qu'il produit sur moi : accord, désaccord, honte, gratitude, sentiment d'impuissance, d'incapacité à entreprendre une telle démarche, dynamisme, espérance, etc.
Et je ne prétends nullement être parvenu à une quelqconque réalisation. Je n'ai que la conviction que c'est une route que l'on ne peut prendre qu'en solitaire, ou en compagnie d'amis sérieux.

La méthode. Ce n’est pas à mon avis une méthode, avec ce que ce terme implique, c’est-à-dire, pour simplifier, avec des étapes. Le propos de ce livre, ce n’est pas de baliser un processus, mais de fournir un point de départ, la direction étant donnée par celui qui se propose de faire le voyage.
Le point de départ, c’est l’observation de ce qui se passe en soi, au plan psychologique, dans le moment présent ; le moment présent, ce peut être tout simplement le moment même où l'on prend connaissance de son texte ; et il dit simplement : « Il n’est guère utile qu’on vous dise comment regarder : regardez, et voilà tout. »
Tout simplement. Tout simplement ? Mais les résistances, les diversions, tout ce que notre psychologie intime pose comme obstacles à ce simple acte d’observer nie la simplicité apparente de cette formulation. Mais c’est justement ces obstacles qu’il faut arriver à regarder, dont il faut faire le constat, voir les jugements de valeur qu'on émet à leur égard, et aborder les questions qui se posent lors de ces observations.
Et je crois intimement, au plus profond de moi, qu’il a raison.

Le reste de son ouvrage, que je n'ai pas l'intention de recopier (j'ai donné les références du livre, et il suffit même de cliquer sur son titre en anglais pour l'avoir en entier en ligne dans sa version originale - mais on peut se fier à la traduction de Carlo Suarès), ce sont des thèmes, qui vont de la violence à l'amour, en passant par le temps, la liberté, la mort, la pensée, les rapports humains, etc., thèmes qui sont autant d'exemples de sa "méthode" en action, mais qui n'apportent aucune conclusion, qui ne peuvent aucunement servir d'autorité, ne permettent pas d'économiser la moindre seconde de cheminement personnel.

En le lisant m'est revenu ce poème d'Antonio Machado :

« Voyageur, ce sont tes empreintes
le chemin, et rien de plus ;
voyageur, il n’est de chemin,
on fait le chemin en marchant.
En marchant on fait le chemin,
et quand on regarde en arrière
on voit le sentier que jamais
on ne foulera de nouveau.
Voyageur, il n’est de chemin,
mais des sillages dans la mer. »
Le Dao De Jing (Tao Te King) dit une chose qui y ressemble beaucoup : « La voie que l'on peut définir n'est pas la Voie éternelle. »
Krishnamurti dit : « La Vérité n'a pas de sentier, et c'est cela sa beauté : elle est vivante. »

Voilà. A bientôt.




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